Sujet : “LA FRANCE DANS LA SECONDE GUERRE MONDIALE, 1939-1945”


Compréhension du sujet :

Il me semble que le sujet implique de traiter tous les aspects d’un pays qui a été plongé dans une guerre qu’il n’a pas désiré et qui, à la suite de la défaite éclaire de mai-juin 40, subit un profond traumatisme et se divise quant à l’attitude qu’il convient d’adopter face au conflit.
C’est cela la France dans la guerre : un choc et une division du pays qui atteint son paroxysme en 1944 pour se terminer en quasi guerre civile. Vichy joue le mauvais cheval et, seules l’action de la résistance et la personnalité du Général de Gaulle, parviendront à sauver l’après guerre d’un pays qui a le plus aidé l’effort de guerre nazi en le réintégrant in extrémis dans le camp des vainqueurs.
La copie devra donc faire ressortir ces 4 points fondamentaux : le choc de mai-juin 40, la France collaboratrice et collaborationniste, les résistances, la France attentiste. Il ne s’agit donc pas de traiter de la guerre en général. La France et elle seule, constitue le sujet.

INTRODUCTION
Le 1er septembre 1939, l’Allemagne nazie envahit la Pologne. C’est le dernier coup de force d’une série entamée 6 ans plus tôt et qui a amené le 3ème Reich à se réarmer et à controler successivement l’Autriche et la Tchécoslovaquie. Alors que Français et Britanniques n’ont pour ainsi dire rien fait jusque-là, ils décident cette fois d’honorer leur engagement envers l’allié polonais et déclare la guerre à l’Allemagne le 3 septembre 1939. C’est le début d’une guerre de 6 ans.
La France y entre à reculons et adopte une stratégie défensive qui lui y est rapidement fatal. Ce pays, que l’Allemagne n’avait pu briser en 1914, s’effondre en 6 semaines, créant un véritable traumatisme au sein de la population. Il subit l’occupation et se divise. Dès lors une question se pose : quel visage offre donc la France dans la guerre ? Celui d’un pays asservi au Reich et jouant la carte d’une Europe nouvelle nazifiée ? Ou au contraire celui d’un pays qui a résisté de toutes ses forces à l’occupant ? Car, même si l’attentisme fut la règle pour la majorité des Français, c’est bien le visage de la division qu’offre la France des années noires. Toutefois, avant de se pencher successivement sur ces deux France actives, il est indispensable de revenir aux sources : le “trauma” de 40.

I/ UNE DEFAITE ECLAIRE (1939-1940)

A/ Une France mal préparée
Une nation divisée et affaiblit (crise économique, politique et démographique des années trentes, un pacifisme ambiant) -- Un pays qui rattrape tardivement son retard en matière d’armement.

B/ Une drôle de guerre démoralisante
3/09/1939 et... rien si ce n’est Narvik -- Les choix stratégiques français et allemands (défensive, infanterie, souvenir de 14) -- La ligne Maginot -- La France assiste sans broncher au dépeçage de la Pologne.

C/ Un effondrement militaire et moral
Percée du 10 mai -- Les Ardennes, Sedan -- Nasse de Dunkerque -- Déroute du gouvernement (à Bordeaux) -- L’exode de 8 millions de Français hagards -- Formation d’un gouvernement Pétain (16 juin) -- Rethondes le 22 juin et les conditions d’armistice.

II/ LA FRANCE SUBIT LES CONTRAINTES D’UNE GUERRE DONT VICHY ESPERE VAINEMENT DES AVANTAGES

A/ Constitution d’un Etat Français : Vichy ou la victoire d’une France réactionnaire
Mort de la République (10 juillet) -- La figure de Pétain -- Les carctéristiques et les projets du régime (autoritaire, Rév. Nale, exclusion, antilibéralisme...) -- Montoire : le choix de la collaboration d’état

B/ L’évolution du régime (à partir de 1942)
Retour de laval et fuite en avant dans la collaboration -- Arrivée des collaborationnsites au pouvoir : une dérive fasciste -- Le STO, la Milice (Darnand, Henriot)...

C/ Après le soutien, l’attentisme puis la progressive défiance de la France profonde
Des Français d’abord maréchalistes, puis attentistes. Une défiance progressive vis à vis de Vichy et un refuge dans la gestion d’un quotidien difficile (tickets, bombardements, marché noir...).

III/ FRANCE LIBRE ET RESISTANCE PERMETTENT A LA FRANCE DE FIGURER PARMI LES VAINQUEURS

A/ De Gaulle et la France libre : en 1940 une poignée de hors-la-loi; en 1945 toute la légitimité ?
De Gaulle -- le 18 Juin -- Un objectif : faire la guerre (de Koufra et Bir Hakeim jusqu’à Strasbourg, Leclerc et sa 2ème DB) -- Un gouvernement provisoire à Alger -- La descente de Champs Elysées (“Paris outragé, mais Paris libéré...”).

B/ Des résistances intérieures
Qui résiste ? Pourquoi ? c’est l’idée que l’on a des résistances -- D’où une necessaire unité (Jean Moulin) -- Le CNR -- Une résistance qui a un rôle important mais qui reste numériquement minoritaire (de la bataille du rail aux milliers d’anonymes...).

C/ La libération entre joie et déchirement.
La liesse -- L’épuration, les procès Pétain, Laval).

CONCLUSION
Il faudra bien toute la force d’un de Gaulle pour faire oublier Vichy et les divisions et tenter d’imposer l’image d’une France résistante. Le mythe a tenu un certain temps. C’est pourtant le visage d’une France attentiste, assomée par la guerre et le réveil d’une France réactionnaire que l’on avait cru trop vite enterrée qui ressurgit et s’impose sa marque à la période. Les résistances ont sauvé l’image de la France, mais également l’après-guerre : bien que la France ne soit pas convié à Yalta, elle évite l’humiliation de l’AMGOT, mais peine à retrouver son Empire. C’est donc une France très affaiblit et pour longtemps marquée par les “années noires” qui ressort de ce conflit.


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